Depuis une semaine, les emballages d’une centaine de produits de consommation courante sont devenus libres. Cela concerne entre autres dès maintenant le riz, la farine, l’huile, les bouteilles d’eau et d’huile, ainsi que le dentifrice ou la mousse à raser.
Depuis 1975, tout consommateur européens savait que quand il achetait son beurre, il faisait une demi-livre, que le pot de yaourt faisait 25gr…et bien surprise! La brique de lait que vous achetiez toutes les semaines pourrait passer du célèbre litre à 75cl. La faute à une directive européennes entré en vigueur sur la pointe des pieds.
Ainsi pourrions-nous voir fleurir des plaquettes de beurre de 155, 200 ou 310 g, alors que les formats autorisés jusque-là étaient principalement 125, 250 et 500 grammes.
Comment le consommateur pourra-t-il s’y retrouver ? Il restera toujours l’affichage du prix au kilo, nous dit-on. Outre qu’il est écrit en petit sur les étiquettes et plus difficile à mémoriser, les petites surfaces ne sont pas tenues de le noter. Il faudra alors faire ses courses avec une calculette et pratiquer une règle de trois pour savoir si le prix d’un article s’est maintenu ou s’il a augmenté.
Les industriels de l’agro-alimentaire n’avaient certes pas besoin de cela pour tromper les acheteurs. En septembre dernier, la revue 60 millions de consommateurs avait dénoncé le fait que, sur des produits dont le conditionnement était libre, la quantité avait diminué sans que le prix ait baissé. Elle citait entre autres les biscuits Prince de LU, dont le paquet avait fondu de 10 % en passant de 330 à 300 grammes, ou les pots de Danette qui avaient eux aussi suivi un régime minceur. Récemment, elle pointait du doigt certains produits dont les emballages grand format étaient vendus plus cher au kilo que les plus petits.
Le lait, le beurre, les pâtes alimentaires sèches et le café restent réglementés jusqu’en octobre 2012, le sucre blanc jusqu’au 11 octobre 2013.
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